Marcelle Devaud, Fondatrice du CILAF

Dès 1945, c’est avec Irène de Lipkowski, qui a largement participé à la vie associative parisienne de l’entre-deux-guerre, que Marcelle DEVAUD,   femme politique française, première femme vice-présidente du Sénat, crée « les française libres » qui se transformeront plus tard en Comité de liaison puis en Comité international de liaison des associations féminines, le CILAF.

MARCELLE DEVAUD,
« UNE VRAIE FEMINISTE D’AVANT 1970 »

 

Marcelle Devaud, fondatrice du CilafSA VIE

Née  Marcelle Gouguenheim à Constantine en Algérie le 7 janvier 1908  –un des trois départements français de l’époque- et donc dans les premières années du 20ème siècle, Marcelle Devaud aurait aimé, à cette époque, faire carrière dans la magistrature, mais savait que les femmes n’y avaient pas accès. Un sentiment d’injustice nait alors en elle, moteur premier de son souhait de faire évoluer le statut social de la femme. Elle a eu six enfants et est morte centenaire en septembre 2008.

 

SON PARCOURS POLITIQUE

L’itinéraire de Marcelle Devaud en tant que femme politique est hors du commun. Elle a joué un grand rôle politique et féministe en France au cours des cinquante dernières années, de par ses nombreuses activités nationales, européennes et internationales.

AU NIVEAU NATIONAL

Au niveau national, elle a rempli presque tous les mandats électifs tels que maire d’une grande ville de la banlieue parisienne (Colombes), conseillère municipale de cette même ville, députée de la Seine, sénatrice de la Seine, vice-présidente du Sénat. Elle a été, également, membre du Conseil économique et social pendant de longues années et auteure de la loi instituant un régime de Sécurité sociale pour les étudiants (le seul dans le monde).

AU NIVEAU EUROPÉEN

Sur le plan européen, elle a participé à de nombreuses missions à l’étranger où elle représentait la France : par exemple, elle a siégé pendant plus de dix ans à la Commission femmes auprès des Nations unies. Marcelle Devaud est favorable à une construction européenne. C’est la seule femme à assister, peu de temps après la guerre, à la première rencontre entre les parlementaires français et allemands

LA NAISSANCE DU CILAF

Dès sa création, le CILAF a été considéré essentiellement comme une coordination d’associations, bien que comportant des membres individuels. Totalement apolitique et regroupant des femmes de toutes tendances, il s’efforça toujours de leur apporter une formation civique et politique en même temps qu’il les incitait à exiger une véritable égalité de droit entre les hommes et les femmes.

 

Il est primordial de ne rien perdre de ses actions du passé, tant il est clair que c’est par les leçons du passé que l’on peut mieux orienter son avenir.

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